1 2 Adopter de nouvelles habitudes alimentaires à base de produits bio, locaux et de saison, tout en maîtrisant son budget et en réduisant ses emballages, c’est l’objectif du « Défi Foyers à Alimentation Positive » lancé en janvier dans le cadre du Projet Alimentaire de Territoire La Rochelle-Aunis-Ré. Dix familles de l’Agglo, regroupées dans l’équipe « Les petits pois rochelais », ont participé à l’aventure pendant six mois, accompagnées par le Collectif Fermes Urbaines. Texte : Maud Parnaudeau • Photos : Pierre Meunié Mieux manger pour soi et pour 2 • Laura et Logan Vergy Les mini-défis nous ont motivés « Suite à la période de confinement liée au COVID, nous nous faisions livrer des produits en vrac (légumineuses, biscuits, céréales, produits cosmétiques…) dans des points de collecte et à domicile et on s’approvisionnait en fruits et légumes chez le primeur. Ces habitudes de consommation ont duré plus de 2 ans, jusqu’à la fermeture de l’entreprise, que l’on a remplacée par du drive de produits bio et moins de vrac. C’est très pratique sauf qu’on s’est retrouvés avec des tonnes d’emballages que l’on a voulu réduire. Lors de la première réunion, on nous a remis de la documentation listant les producteurs locaux. Les mini-défis, comme cuisiner avec deux ingrédients qu’on n’avait pas l’habitude de manger et acheter en vrac, nous ont motivés. On a adoré le chantier à la ferme de l’Aubreçay : on a paillé des végétaux ou aidé au montage de la serre. On a repris l’habitude d’aller chez notre primeur qui vend aussi des produits laitiers locaux et nous allons désormais acheter du poisson au marché. Ce défi nous a permis de repenser notre consommation et de diversifier nos approvisionnements. » 1 • Julie Clément et Mathieu Rochon Cela nous a permis d’y voir plus clair « Nous mangeons essentiellement bio mais pas forcément local, sauf pour les fruits et légumes, et nous souhaitions vraiment intégrer une alimentation bio et locale. Ce défi était l’occasion de nous inscrire dans une dynamique. Nous avions pas mal de questions sur les alternatives à la viande. On voit passer plein d’informations contradictoires, sur le soja notamment. Les échanges que l’on a eus avec la diététicienne nous ont permis d’y voir plus clair, de savoir où s’informer. On a, depuis, intégré davantage de légumineuses à nos repas. Nous avons pu aussi avoir des adresses de lieux de vente où on peut acheter en vrac. On s’organise désormais pour faire nos courses en conséquence. On nous a donné des astuces « anti-gaspi » lors de l’atelier cuisine, mais nous n’avons pas encore eu l’occasion de les mettre en application. Bien manger demande du temps ! Pour que les nouvelles habitudes s’ancrent dans la durée, il faut trouver des solutions simples, et c’est ce que ce défi nous a apporté.» 12 ESPRIT D’INITIATIVE
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