Point Commun n°139 - oct. > dec. 2026

POINT COMMUN N°139 LE MAG DE L’AGGLO DE LA ROCHELLE 19 Zoom métier : l’œil du réseau Avant d’engager des travaux, encore faut-il savoir ce qui se passe sous terre. C’est la mission d’Arthur Lezeau, opérateur « diagnostic et test » des réseaux d’assainissement. Grâce à des caméras robotisées, il inspecte les canalisations pour détecter les moindres signes de fragilité… souvent bien avant qu’ils ne deviennent visibles. propice pour limiter autant que possible l’impact sur la circulation. Jusqu’à fin octobre, le réseau d’eaux usées est renouvelé au niveau du giratoire Treich-Laplene, dans la continuité des raccordements menés cet été, avec des adaptations temporaires de circulation. En novembre, un nouveau chantier délicat débutera dans le centre historique, rue de la Chaîne, avant une deuxième phase rue Saint-Jeandu-Pérot, afin de remplacer des réseaux particulièrement dégradés. Dans les communes, des opérations de renouvellement ou de réhabilitation sont en cours ou vont démarrer à Yves, L’Houmeau, Nieul-sur-Mer, Clavette, Vérines, La Jarne, Dompierresur-Mer… À La Jarne et Dompierre, une approche mutualisée a été adoptée pour moderniser simultanément les réseaux d’assainissement et d’eau potable. Cette coordination permet de limiter les nuisances pour les habitants tout en optimisant les coûts des travaux. Élu référent : Guillaume Krabal I nstallé à bord de son camion d’inspection, Arthur pilote à distance une caméra qui progresse dans les canalisations. Devant ses écrans défilent des dizaines de mètres de réseau. Fissures, infiltrations, dépôts ou racines : chaque anomalie est repérée, analysée, codifiée puis intégrée à un rapport. Ces observations permettent d’évaluer l’état des ouvrages et d’orienter les futurs travaux. Car une canalisation dégradée ne doit pas systématiquement être remplacée. Lorsqu’elle le permet, une réhabilitation par l’intérieur peut être privilégiée. Cette technique consiste à installer une nouvelle gaine dans la conduite existante afin de la consolider, sans ouvrir la chaussée. Plus rapide, moins coûteuse et moins perturbante pour les riverains, elle permet de prolonger la durée de vie du réseau. Les missions d’Arthur Lezeau ne s’arrêtent pas aux grands collecteurs. Il intervient aussi sur des réseaux neufs, avant des aménagements de voirie ou pour rechercher l’origine d’un dysfonctionnement. Grâce à une caméra plus compacte, il peut également inspecter des réseaux plus petits et moins accessibles, comme la partie des branchements des particuliers située sur le domaine public, lorsque nécessaire. Son travail est discret, mais essentiel. En apprenant à « lire » le réseau, il permet d’anticiper les interventions, de cibler les investissements et d’éviter les avaries de demain.

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