Point Commun n°139 - oct. > dec. 2026

26 UN REGARD SUR NOUS La qualité de l’air est un enjeu majeur de santé publique. En partenariat avec Atmo Nouvelle-Aquitaine, l’Agglo renforce d’année en année ses dispositifs de mesure pour mieux connaître, comprendre et agir contre les pollutions présentes sur son territoire. Texte : Maud Parnaudeau • Photos : Pierre Meunié, sauf mention C ela fait cinquante ans qu’Atmo Nouvelle-Aquitaine surveille et analyse la qualité de l’air sur notre territoire. C’est d’ailleurs à La Rochelle qu’est née, en 1976, l’AMPALR (Association pour la Mesure de la Pollution Atmosphérique à La Rochelle), premier réseau local de mesure de la qualité de l’air de l’ex- Poitou-Charentes. Un an plus tard, les premières stations étaient installées, marquant le début d’un suivi structuré de la qualité de l’air, élargi ensuite à toute la région. Parce qu’identifier les causes des pollutions est essentiel pour orienter les politiques publiques locales et les actions de prévention, l’Agglo participe, aux côtés d’Atmo, aux actions de surveillance notamment en cofinançant des stations de mesure fixes. De la ville à la campagne En milieu urbain, les stations de l’avenue Edmond Grasset à Aytré et de la place de Verdun à La Rochelle permettent de suivre la qualité de l’air. Atmo réalise également, ponctuellement, des mesures à l’aide de stations mobiles pour évaluer l’impact du trafic routier. D’autres mesures sont positionnées à proximité des sites industriels. Dans le quartier rochelais de La Pallice, la station de la place Alcide d’Orbigny, qui surveille les effets des activités portuaires, sera complétée d’ici la fin de l’année par un appareil permettant d’élargir le spectre des molécules suivies. Objectif : analyser plus finement l’air en identifiant et en quantifiant les polluants et les composés organiques volatils en temps réel, sur un secteur où il existe une sur-incidence de certains cancers. Au niveau du Centre de Valorisation Énergétique de Chefde-Baie, la surveillance des émissions atmosphériques à l’aide d’appareils de mesure est complétée par un suivi des lichens, bioindicateurs de la pollution par les métaux lourds. En plus des mesures déjà effectuées sur les émissions de dioxines et de furanes. Un suivi quotidien est également effectué en milieu rural, notamment à Qualité de l’air : mesurer pour mieux agir

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