4 • RAPPORT ANNUEL 2025 | CHEMINS D’ESPÉRANCE ÉDITO Notre histoire nous oblige… « La qualité de l’accompagnement relationnel que nous entendons promouvoir au sein de nos maisons, repose sur la primauté du choix de la personne accompagnée » Bruno Lefebvre Bruno Lefebvre : Chemins d’Espérance comme tout le secteur médico-social connaît des difficultés que traduit le résultat financier que nous vous présentons pour l’exercice 2025. Pour autant, cela ne doit pas nous amener à nous focaliser sur la seule gestion opérationnelle et en conséquence sur la seule qualité technique de l’accompagnement des résidents et de leur famille. Nous devons continuer aussi à nous assurer de la qualité relationnelle de celui-ci. Notre histoire nous y oblige. Par fidélité à la mission que nous ont donnée les deux congrégations qui nous ont créés, nous devons poursuivre l’accompagnement des personnes rendues vulnérables par l’âge... mais pas n’importe comment ! À leur façon, dans le respect de la doctrine sociale de l’Église et de leurs charismes. Nous devons la même fidélité à la volonté des congrégations et des diocèses qui par la suite ont rejoint ce projet. Jean-Sébastien Schwertz : La poursuite sans relâche de cette mission est, individuellement et collectivement, l’obligation morale qui sert de boussole à la communauté Chemins d’Espérance. Cet engagement de chaque jour se trouve pourtant confronté à un antagonisme radical. La versatilité des contextes politique et légal, le relatif désengagement de la puissance publique, le resserrement des contraintes budgétaires et réglementaires, la pénurie de certains professionnels et la transformation du rapport au travail de la société française dégradent le résultat opérationnel des maisons, obèrent leur capacité à se moderniser, et par là-même, à garantir leur pérennité. Aussi nous renforçons à nouveau depuis septembre 2025 nos procédures de contrôle et nos outils de pilotage pour lutter contre la dégradation de nos résultats et conserver une forme d’indépendance de choix dans notre projet associatif, notamment celui de conserver et rétablir des établissements très sociaux, aujourd’hui déficitaires mais d’origine congréganiste. Il ne nous faut pas non plus remettre en cause le pacte social qui prévaut chez Chemins d’Espérance. Notre conviction est que notre force et notre richesse résident en chaque salarié. C’est pour servir ce projet que nos équipes s’ingénient chaque jour à faire toujours mieux avec toujours moins. C’est dans cet esprit que le dispositif de protection sociale de Chemins d’Espérance a été renégocié début 2026 pour mieux prendre soin de ceux qui prennent soin de nos résidents. Nos réponses sont donc inspirées par la clarté et la force du nouveau projet associatif. Bruno Lefebvre : Nous nous sommes entendus pour faire face aux défis auxquels nous sommes confrontés, à élaborer un projet associatif ambitieux pour les cinq années à venir. Et lorsque je dis que nous nous sommes entendus, c’est qu’effectivement, d’une façon ou d’une autre, tous les membres de la Communauté “Chemins d’Espérance”
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