Association Chemins d'Espérance - Rapport annuel 2025

CHEMINS D’ESPÉRANCE | RAPPORT ANNUEL 2025 • 5 ÉDITO « C’est pour servir ce projet que nos équipes s’ingénient chaque jour à faire toujours mieux avec toujours moins» Jean-Sébastien Schwertz (résidents de nos maisons, familles, professionnels, bénévoles) ont été consultés pour son écriture et seront associés au suivi de sa mise en œuvre. Ce projet repose sur les principes de l’écologie intégrale définis par le Pape François dans son encyclique “Laudato si”. Cela nous amène, bien entendu, à reconnaître la dignité inaliénable de la personne, audelà de ses vulnérabilités. Dès lors, la qualité de l’accompagnement relationnel que nous entendons promouvoir au sein de nos maisons, repose sur la primauté du choix de la personne accompagnée. Un nombre élevé d’actions prévues dans le projet associatif visent à créer les conditions nécessaires et suffisantes à faire vivre ce qui est autant un principe qu’une exigence. Les sept piliers du concept “Vis-l‘âge” qui formalisent nos engagements à l’égard des personnes que nous accompagnons et de leurs familles sont reformulés en conséquence. Et plus généralement notre engagement dans ceux-ci est d’accompagner la vie. Jean-Sébastien Schwertz : En effet, la question se pose de savoir comment faire vivre, concrètement et en vérité, l’engagement de la communauté Chemins d’Espérance en faveur de son objet associatif. Des forces qui s’y opposent sont à l’œuvre. Au moment où ces lignes sont écrites, elles poussent le législateur à créer un droit à l’aide à mourir. Cette question se pose d’autant plus que nous constatons, depuis deux ans, que l’âge d’entrée dans nos maisons recule. Cela a un effet très direct sur la durée moyenne de séjour des résidentes et des résidents. Le lien de confiance qui se noue entre les professionnels, les résidents et leur famille s’en trouve nécessairement affecté. Le temps manque parfois pour le tisser sur une période longue. C’est l’équilibre relationnel qui peut être remis en cause, au moment même où nous portons un message singulier sur la confiance que l’on peut nous accorder pour ne pas permettre la fin de vie provoquée dans nos maisons. Aussi, face aux projets politique et sociétal qui entrent en opposition frontale avec notre conviction profonde que seule la vie doit être accompagnée, nous pouvons nous reporter à notre nouveau projet associatif, enrichi, précisé et coconstruit pour guider fidèlement notre action. Bien entendu, cela oblige mutuellement l’association Chemins d’Espérance, les diocèses, les congrégations qui nous ont fondés en particulier, et celles qui nous ont ensuite confié leurs maisons, à faire vivre la solidarité qui existe entre une mère et sa fille. Sans leur soutien, et notamment leur renfort spirituel, il sera difficile de faire vivre un projet associatif ambitieux, exigeant et sans renoncements éthiques. C’est bien avec l’aide continue de toutes les congrégations que nous conserverons notre pouvoir d’agir, inspirés par leur charisme et en nous adaptant aux besoins et aux contraintes de notre temps. À gauche : Jean-Sébastien Schwertz, directeur général. À droite : Bruno Lefebvre, président

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