Association Chemins d'Espérance - Rapport annuel 2025

cheminsdesperance.org RAPPORT ANNUEL 2025 Ensemble, nous avons fait un pas vers demain

« Placer l’humain au centre de chaque étape de la vie. »

CHEMINS D’ESPÉRANCE | RAPPORT ANNUEL 2025 • 3 Sommaire 01 02 03 04 05 06 ÉDITO. ........................................................ 04 ÊTRE Notre ADN..................................................07 Notre organisation...................................08 La communauté Chemins d’Espérance...15 AGIR Les axes stratégiques du siège...............17 Rétrospective 2025...................................22 RAYONNER Nos établissements..................................27 MESURER Chiffres clés................................................ 46 Rapport social............................................48 Bilan financier............................................ 50 SE PROJETER Horizon début 2026.................................55 Ambitions 2027.........................................58

4 • RAPPORT ANNUEL 2025 | CHEMINS D’ESPÉRANCE ÉDITO Notre histoire nous oblige… « La qualité de l’accompagnement relationnel que nous entendons promouvoir au sein de nos maisons, repose sur la primauté du choix de la personne accompagnée » Bruno Lefebvre Bruno Lefebvre : Chemins d’Espérance comme tout le secteur médico-social connaît des difficultés que traduit le résultat financier que nous vous présentons pour l’exercice 2025. Pour autant, cela ne doit pas nous amener à nous focaliser sur la seule gestion opérationnelle et en conséquence sur la seule qualité technique de l’accompagnement des résidents et de leur famille. Nous devons continuer aussi à nous assurer de la qualité relationnelle de celui-ci. Notre histoire nous y oblige. Par fidélité à la mission que nous ont donnée les deux congrégations qui nous ont créés, nous devons poursuivre l’accompagnement des personnes rendues vulnérables par l’âge... mais pas n’importe comment ! À leur façon, dans le respect de la doctrine sociale de l’Église et de leurs charismes. Nous devons la même fidélité à la volonté des congrégations et des diocèses qui par la suite ont rejoint ce projet. Jean-Sébastien Schwertz : La poursuite sans relâche de cette mission est, individuellement et collectivement, l’obligation morale qui sert de boussole à la communauté Chemins d’Espérance. Cet engagement de chaque jour se trouve pourtant confronté à un antagonisme radical. La versatilité des contextes politique et légal, le relatif désengagement de la puissance publique, le resserrement des contraintes budgétaires et réglementaires, la pénurie de certains professionnels et la transformation du rapport au travail de la société française dégradent le résultat opérationnel des maisons, obèrent leur capacité à se moderniser, et par là-même, à garantir leur pérennité. Aussi nous renforçons à nouveau depuis septembre 2025 nos procédures de contrôle et nos outils de pilotage pour lutter contre la dégradation de nos résultats et conserver une forme d’indépendance de choix dans notre projet associatif, notamment celui de conserver et rétablir des établissements très sociaux, aujourd’hui déficitaires mais d’origine congréganiste. Il ne nous faut pas non plus remettre en cause le pacte social qui prévaut chez Chemins d’Espérance. Notre conviction est que notre force et notre richesse résident en chaque salarié. C’est pour servir ce projet que nos équipes s’ingénient chaque jour à faire toujours mieux avec toujours moins. C’est dans cet esprit que le dispositif de protection sociale de Chemins d’Espérance a été renégocié début 2026 pour mieux prendre soin de ceux qui prennent soin de nos résidents. Nos réponses sont donc inspirées par la clarté et la force du nouveau projet associatif. Bruno Lefebvre : Nous nous sommes entendus pour faire face aux défis auxquels nous sommes confrontés, à élaborer un projet associatif ambitieux pour les cinq années à venir. Et lorsque je dis que nous nous sommes entendus, c’est qu’effectivement, d’une façon ou d’une autre, tous les membres de la Communauté “Chemins d’Espérance”

CHEMINS D’ESPÉRANCE | RAPPORT ANNUEL 2025 • 5 ÉDITO « C’est pour servir ce projet que nos équipes s’ingénient chaque jour à faire toujours mieux avec toujours moins» Jean-Sébastien Schwertz (résidents de nos maisons, familles, professionnels, bénévoles) ont été consultés pour son écriture et seront associés au suivi de sa mise en œuvre. Ce projet repose sur les principes de l’écologie intégrale définis par le Pape François dans son encyclique “Laudato si”. Cela nous amène, bien entendu, à reconnaître la dignité inaliénable de la personne, audelà de ses vulnérabilités. Dès lors, la qualité de l’accompagnement relationnel que nous entendons promouvoir au sein de nos maisons, repose sur la primauté du choix de la personne accompagnée. Un nombre élevé d’actions prévues dans le projet associatif visent à créer les conditions nécessaires et suffisantes à faire vivre ce qui est autant un principe qu’une exigence. Les sept piliers du concept “Vis-l‘âge” qui formalisent nos engagements à l’égard des personnes que nous accompagnons et de leurs familles sont reformulés en conséquence. Et plus généralement notre engagement dans ceux-ci est d’accompagner la vie. Jean-Sébastien Schwertz : En effet, la question se pose de savoir comment faire vivre, concrètement et en vérité, l’engagement de la communauté Chemins d’Espérance en faveur de son objet associatif. Des forces qui s’y opposent sont à l’œuvre. Au moment où ces lignes sont écrites, elles poussent le législateur à créer un droit à l’aide à mourir. Cette question se pose d’autant plus que nous constatons, depuis deux ans, que l’âge d’entrée dans nos maisons recule. Cela a un effet très direct sur la durée moyenne de séjour des résidentes et des résidents. Le lien de confiance qui se noue entre les professionnels, les résidents et leur famille s’en trouve nécessairement affecté. Le temps manque parfois pour le tisser sur une période longue. C’est l’équilibre relationnel qui peut être remis en cause, au moment même où nous portons un message singulier sur la confiance que l’on peut nous accorder pour ne pas permettre la fin de vie provoquée dans nos maisons. Aussi, face aux projets politique et sociétal qui entrent en opposition frontale avec notre conviction profonde que seule la vie doit être accompagnée, nous pouvons nous reporter à notre nouveau projet associatif, enrichi, précisé et coconstruit pour guider fidèlement notre action. Bien entendu, cela oblige mutuellement l’association Chemins d’Espérance, les diocèses, les congrégations qui nous ont fondés en particulier, et celles qui nous ont ensuite confié leurs maisons, à faire vivre la solidarité qui existe entre une mère et sa fille. Sans leur soutien, et notamment leur renfort spirituel, il sera difficile de faire vivre un projet associatif ambitieux, exigeant et sans renoncements éthiques. C’est bien avec l’aide continue de toutes les congrégations que nous conserverons notre pouvoir d’agir, inspirés par leur charisme et en nous adaptant aux besoins et aux contraintes de notre temps. À gauche : Jean-Sébastien Schwertz, directeur général. À droite : Bruno Lefebvre, président

Être Avoir une réalité

CHEMINS D’ESPÉRANCE | RAPPORT ANNUEL 2025 • 7 NOTRE ADN Bruno Lefebvre : Le projet associatif que nous allons soumettre au vote de l’assemblée générale met particulièrement l’accent sur l’affirmation de nos fondamentaux. Ceux-ci sont issus de notre histoire, histoire qui, comme je l’ai déjà déclaré, nous oblige. Notre obligation ne se limite pas à assurer un accompagnement spirituel des personnes dont nous prenons soin. Cet engagement est une évidence. Notre obligation est bien plus de prendre soin des personnes vulnérables dont, notamment les personnes vieillissantes, à la façon dont les congrégations et les diocèses qui nous ont confié leurs maisons le faisaient, l’accompagnement spirituel n’étant qu’un des éléments de ce “prendre soin”. Sœur Martine Chaillot : Comme vous l’avez dit dès le départ, notre histoire nous oblige. Si cela est vrai pour l’association Chemins d’Espérance, c’est également vrai pour les congrégations qui ont fondé l’association ou celles qui l’ont rejointe. Le comité des congrégations a travaillé dans ce sens avec un double mouvement. D’une part, dans chacune des maisons confiées, chaque congrégation a le souci de laisser son héritage spirituel et apostolique. C’est le partage du charisme, de l’élan spirituel qui a donné naissance à chaque congrégation. Ce charisme peut être encore présent de manière explicite lorsque des sœurs ou des frères sont encore présents dans la maison et qu’ils vivent de cet élan missionnaire. Mais le charisme est aussi le plus souvent présent de manière diffuse par la présence de directeurs et de personnels laïcs qui s’approprient le charisme, c’est-à-dire qu’ils actualisent, à leur manière, l’héritage des congrégations ou des diocèses. Ces lieux, à la fois privés (les bâtiments appartenant parfois aux congrégations) et publics (par la reconnaissance de l’État), à la fois religieux et laïcs, impliquent pour les directeurs et les supérieurs des congrégations d’harmoniser sans cesse les relations. C’est le sens des rencontres entre le comité des congrégations et diocèses, et les directeurs. Pour permettre cette transmission du charisme et de l’histoire de chaque congrégation ou diocèse, le comité des congrégations a travaillé cette année à l’élaboration d’un document où chaque congrégation laisse la mémoire de son histoire et de sa spiritualité. D’autre part, le comité des congrégations et des diocèses a participé à l’élaboration du nouveau projet associatif. Je veux ici remercier Sr. Marie-Christine Künzi pour son engagement en notre nom à tous. Ce projet a du souffle pour faire entrer l’association Chemins d’Espérance dans un mouvement de transformation profonde. Dans ce mouvement de transformation, chaque congrégation devient fondatrice, ainsi que chaque diocèse. Oui, l’histoire nous oblige pour vivre cette solidarité profonde que nous avons choisie. Dans quelques années, nous aurons moins de frères et sœurs dans les maisons que nous vous avons confiées, et pourtant, cette solidarité native continuera dans les valeurs et les décisions qui seront prises. Bruno Lefebvre : Je peux témoigner que tout au long du processus d’élaboration du projet associatif, les directeurs des Maisons, mais aussi plus largement les personnels ont montré leur attachement à cet héritage spirituel et apostolique. Notre histoire nous oblige… « Dans ce mouvement de transformation, chaque congrégation devient fondatrice, ainsi que chaque diocèse » Sœur Martine Chaillot

8 • RAPPORT ANNUEL 2025 | CHEMINS D’ESPÉRANCE NOTRE ORGANISATION Une histoire en mouvement 1971 Naissance d’Espérance & Accueil : création par la congrégation de la Sainte-famille de Bordeaux (5 EHPAD). Naissance de Partage Solidarité Accueil : création par les petites sœurs de l’Assomption (4 EHPAD). Premiers déploiements : passage en gestion directe d’établissements à Colmar, Paray-leMonial, Paris et au Mesnil-Saint-Denis. Co-construction de l’EHPAD d’Albertville avec les Augustins de l’Assomption. Consolidation : Espérance & Accueil devient seul gestionnaire de l’EHPAD L’Olivier à Valence, agrandi à 95 places. Dynamique de mandats : expansion via des mandats de gestion à Taverny, Paris, Montpellier, Issoudun et Sainte-Foy-Lès-Lyon. Nouvelle alliance : mandat de gestion pour l’EHPAD de Fontaudin à Pessac (sœurs de SaintJoseph et diocèse de Bordeaux). Fusion : création de Chemins d’Espérance, fruit de l’union entre Partage Solidarité Accueil et Espérance & Accueil. LES FONDATIONS 1989 20012007 2012 2018 2015 2019 L’UNION : CHEMINS D’ESPÉRANCE

CHEMINS D’ESPÉRANCE | RAPPORT ANNUEL 2025 • 9 NOTRE ORGANISATION 2023 2024 2025 2020 Diversification : nouveaux mandats à Mauriac (15), Braine, Vaillysur-Aisne et Saint-Quentin (02), ainsi que le SSIAD de Paray-le-Monial. 20212022 Intégrations réussies : passage en gestion directe des établissements de Pessac, Mauriac et de l’Aisne. Nouveaux mandats à Grenoble, Marseille et Pau. Transmission et nouveaux liens : cession de Colmar et arrêt du SSIAD. Signature d’un mandat pour l’EHPAD Africa (Nogentsur-Marne) avec les sœurs missionnaires du Saint-Esprit. Évolution du périmètre : fin de mandats de gestion à Pau, Marseille et Montpellier. Modernisation et nouveaux territoires • intégrations : entrée dans le réseau de l’EHPAD Africa (Nogentsur-Marne) et de Saint-JeanBaptiste à Loubeyrat (petites sœurs infirmières des campagnes). • Cap Vélizy : déménagement de l’EHPAD Fort Manoir vers les nouveaux murs de l’EHPAD Madeleine Delbrêl. HORIZON 2025 - 2026 : NOUVELLES PERSPECTIVES UNE CROISSANCE IMPORTANTE

10 • RAPPORT ANNUEL 2025 | CHEMINS D’ESPÉRANCE NOTRE ORGANISATION La Gouvernance La gouvernance de Chemins d’Espérance s’articule autour de trois instances statutaires principales : 1 L’Assemblée générale, composée des membres de l’association, organe souverain qui, lorsqu’elle se réunit en forme ordinaire, élit douze des quinze administrateurs et approuve les principaux documents et décisions liés à la vie associative. 2 Le Conseil d’Administration, composé de quinze administrateurs, personnes morales ou physiques, gère le projet politique et donne les orientations stratégiques associatives. 3 Le Comité des Congrégations et des Diocèses, composé des représentants des congrégations et des diocèses ayant confié à l’association la gestion d’établissements et de services. Il élit trois de ses membres comme représentants au Conseil d’Administration (premier collège). Membres du Conseil d’Administration Bruno Lefebvre Chantal Noël Dominique Beaudrey Emmanuelle Vercollier-Favre Stéphane Calmar Patrice Froissart Marie-Annick Manchon Marie-Bernadette Delpierre Marie-Christine Kunzi Martine Chaillot Nicolas Toulemonde Tanneguy Dabout Thibault de Langlais Emmanuel de Loynes

CHEMINS D’ESPÉRANCE | RAPPORT ANNUEL 2025 • 11 Gouvernance et moyens à disposition NOTRE ORGANISATION BUREAU 1 des 3 administrateurs issus du CCD Trésorier Secrétaire Adjoint Secrétaire Vice-Président Président Commission Ressources Humaines Assemblée Générale Comité des Congrégations et Diocèses (CCD) Commission Financière Commission Vie Associative Commission Immobilière Directeur Général Membres actifs Membres adhérents (sans droit de vote) Congrégations et Diocèses à l’origine des maisons Chemins d’Espérance CONSEIL D’ADMINISTRATION 3 à 12 administrateurs élus par l’Assemblée Générale 3 administrateurs élus par le CCD

12 • RAPPORT ANNUEL 2025 | CHEMINS D’ESPÉRANCE NOTRE ORGANISATION La dirigeance L’organisation du siège au 31 décembre 2025, sur la base de notre activité actuelle, est composée de 29,66 ETP et 30 salariés (29 en CDI et 1 en alternance), répartis dans les 4 directions support : Chemins d’Espérance Brigitte Gaillard Assistante de direction Jean-Sébastien Schwertz DIRECTEUR GÉNÉRAL Christine Lloret Directrice de la Gestion Prévisionnelle Nathalie Monnier Contrôleuse Budgétaire France Quinton Directrice CSP Comptabilité Comptables Gabrielle Elivic Cécile Lempereur Chadia Lahmaza Christophe Lafon Magou Fall Malika Benhadar Khaled Kéchid Sabine Baudet François Paternault DGA Administration & Finances Direction Administrative & Financière Mélisa Corréa Directrice Direction du Développement Aminata Magassa Responsable développement RH Bernard Allard Directeur CSP Paie, ADP et SIRH Chargées des Ressources Humaines Claire Grenèche Lubna Habibul Léanne Couke Françoise Campos Responsables Paie Corinne Martin Véronique Niati Christine Oeillet Laurie Billet Aicha Kounasso Mélissa Chaigne Danielle Seri Ore Stéphanie Coquel Directrice Direction des Ressources Humaines AGSI : Direction des Systèmes d’Information VIVIEN HAMAN DIRECTEUR Afeez Adebola Coordonnateur SI Rickelmy Morais Assistant chef de projet SI Florent Hyafil Responsable projet SI-Résident Elodie Biveghe Responsable Adjointe projet SI-Résident

CHEMINS D’ESPÉRANCE | RAPPORT ANNUEL 2025 • 13 NOTRE ORGANISATION Décembre 2025 Collège des directeurs dans les établissements EHPAD La Rose des Vents EHPAD Canto Maï EHPAD Notre-Dame des Vignes EHPAD l’Olivier EHPAD Le Bon Pasteur (mandat de gestion) Pôle PACA - RA EHPAD Les Pyrénées EHPAD Le Sablonat EHPAD Fontaudin Pôle Aquitaine EHPAD Les Vaysses EHPAD Saint-Sulpice EHPAD Maison Saint-Jean Baptiste EHPAD Béthléem Pôle Centre-Auvergne Maison La Chaume Maison Notre-Dame du Sacré-Cœur Pôle Issoudun EHPAD Grenelle EHPAD Amitié et Partage EHPAD La Source EHPAD Africa Pôle Paris EHPAD Madeleine Delbrêl EHPAD Pierre Bienvenu Noailles EHPAD Sainte-Geneviève (constitué des sites Foch et Église) et l’EHPAD Notre-Dame de Bon Repos (constitué des sites de Braine, Vailly et Saint Quentin) Pôle IDF / Aisne Enclos Rey Francis Covato Directeur Isabelle Servy Coordinatrice Soins Elisa Charbonnel Responsable Qualité Nacera Bendaoud Cheffe de projet GTA et Organisation du Travail Gaëlle Rossignol Responsable Coordination Hôtelière et Logistique Direction des Opérations et de la Qualité Eloi Pillet Directeur des Achats & du Cadre de vie Frédérick Ballan de Ballensée Directeur Centre de Formation Interne

14 • RAPPORT ANNUEL 2025 | CHEMINS D’ESPÉRANCE AUVERGNE-RHÔNE-ALPES • Cantal (15) : EHPAD les Vaysses • Drôme (26) : EHPAD l’Olivier • Isère (38) : EHPAD Notre-Dame du Bon Pasteur (mandat de gestion) • Loire (42) : EHPAD Saint-Sulpice • Savoie (73) : EHPAD Notre-Dame des Vignes • Puy-de-Dôme (63) : Maison Saint-Jean-Baptiste BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ • Saône-et-Loire (71) : EHPAD Bethléem CENTRE-VAL DE LOIRE • Indre (36) : - EHPAD Notre-Dame du Sacré Cœur - La Chaume HAUTS-DE-FRANCE • Aisne (02) : - Braine - Vailly-Sur-Aisne - Saint-Quentin ÎLE-DE-FRANCE • Paris (75) : - EHPAD Amitié et Partage - EHPAD Grenelle - EHPAD la Source d’Auteuil - Centre hôtelier et de séminaires L’Enclos Rey à Grenelle • Yvelines (78) : - EHPAD Madeleine Delbrêl - EHPAD Pierre-Bienvenu Noailles • Val-de-Marne (94) : EHPAD Africa • Val-d’Oise (95) : EHPAD SainteGeneviève NOUVELLE AQUITAINE • Gironde (33) : - EHPAD le Sablonat - EHPAD Maison de Fontaudin • Pyrénées-Atlantiques (64) : EHPAD les Pyrénées PROVENCE-ALPES-CÔTE D’AZUR • Var (83) : - EHPAD la Rose des Vents - EHPAD Canto Maï Implantation Au 31 décembre 2025 présence sur 7 régions et 16 départements, 21 établissements répartis sur 25 sites (dont 1 en mandat de gestion). Le réseau Chemins d’Espérance Plus d’infos par ici ! NOTRE ORGANISATION 1 861 personnes accompagnées 21 maisons 1 167,58 ETP au total, dont 30 au siège et 1 137,58 en établissements

CHEMINS D’ESPÉRANCE | RAPPORT ANNUEL 2025 • 15 LA COMMUNAUTÉ CHEMINS D’ESPÉRANCE Écosystème et partenaires Les congrégations et diocèses (hors membres de Chemins d’Espérance) • Mandats de gestion : L’expertise de l’association s’exerce auprès de la Compagnie de Jésus (depuis le 1er janvier 2026), de la Congrégation Notre-Dame du Bon Pasteur (depuis juillet 2022) et s’étendra courant 2026 aux Diocèses de Reims et Châlons. • Projets de reprise et d’habitat : Un projet d’habitat inclusif est en cours à Loubeyrat avec l’association Intercongrégation NotreDame du Port. • Projets à l’étude ou non concrétisés : Un projet de reprise est actuellement à l’étude avec la Congrégation des Sœurs des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie. (À noter : le projet de reprise avec la Congrégation Notre-Dame de Bon Secours de Troyes ne s’est pas concrétisé). Les associations gestionnaires Le développement de Chemins d’Espérance s’appuie également sur des alliances stratégiques avec d’autres acteurs du secteur médico-social : • Mandats de gestion et d’exploitation : Deux nouvelles collaborations au 1er janvier 2026 avec l’Association Maison Soins et Repos et l’Association de gestion Jean xxiii (cette dernière devant se concrétiser courant 2026). • Mutualisation et expertise : Partenariat étroit entretenu avec l’Association Monsieur Vincent, notamment via l’AGSI pour les ressources informatiques, ainsi que par des échanges réguliers entre directions sur les thématiques de la qualité et de la finance. • Plaidoyer et valeurs : Réflexion commune sur le sujet de la fin de vie menée avec l’Association Notre-Dame du Bon Secours (Paris 14e) dont les racines sont également congréganistes. Les associations en lien avec nos Maisons • Les Blouses Roses : Animations bénévoles en établissement. • La Balade des Lucioles : Apport de soupe et dessert de l’EHPAD Grenelle aux bénévoles pour distribution en maraude et mise à disposition de la congrégation des Petites Sœurs de l’Assomption d’un local pour permettre à l’association de stocker des produits d’hygiène, vêtements et épicerie sèche. • Les Bureaux du Coeur : Accueil de bénéficiaires au siège social. • Les Petits Frères des Pauvres : Convention signée avec l’EHPAD la Rose des Vents pour l’animation par des bénévoles en établissement. Les partenaires en lien avec nos activités • Maison médicale Jeanne Garnier : partenaire sur nos actions en soins palliatifs. • Sogeres : prestataire restauration pour la majorité de nos sites. Les fédérations et mandats • FEHAP : Chemins d’Espérance est membre adhérent. • FNISASIC : Créée en 2004, elle accompagne les congrégations, association, fondation et autres organismes gérant des établissements sanitaires ou médico-sociaux d’inspiration chrétienne. Chemins d’Espérance adhère, avec des administrateurs membres du CA. • Alliance Siméon : membre fondateur. • Conseil Départemental de la Citoyenneté et de l’autonomie de Paris : mandat de 3 ans d’un de nos directeurs (06/2024 > 06/2027). Financeurs privés • Fondation des Hôpitaux : soutien d’une action bien-être résidents / salariés à l’EHPAD Notre-Dame des Vignes. • Fondation Notre-Dame : soutien (indirect) de nos actions en soins palliatifs en 2025 pour les EHPAD Grenelle et la Source.

16 • RAPPORT ANNUEL 2025 | CHEMINS D’ESPÉRANCE Agir Produire un effet sensible, exercer une action, une influence réelle

CHEMINS D’ESPÉRANCE | RAPPORT ANNUEL 2025 • 17 3 QUESTIONS À… 3 questions à… Elisa Charbonnel, nouvelle responsable Qualité Stéphanie Coquel, nouvelle Directrice des Ressources Humaines Quel regard portez-vous sur l’association ? Après 7 ans passés en EHPAD, de l’Aveyron à l’Auvergne, j’ai rejoint l’association en 2025. Ce qui m’a convaincue, c’est avant tout son projet associatif et ses valeurs. Ici, la fonction Qualité est envisagée comme un levier au service de l’humain, loin d’une simple approche administrative. C’est une vision que je partage : une qualité utile, concrète et partagée par tous. Quels sont les principaux enjeux pour l’accompagnement et les équipes ? La démarche qualité repose sur une approche transversale, en étroite collaboration avec les maisons. L’enjeu est de favoriser le dialogue et la coconstruction plutôt que le contrôle. • Pour les résidents : Sécuriser les soins et garantir un accompagnement respectueux de la dignité et des besoins de chacun. • Pour les équipes : Apporter un cadre organisé et des outils pratiques pour mieux gérer les situations complexes et améliorer les conditions de travail. Quelle est votre feuille de route ? Ma priorité est de poursuivre le travail engagé en développant une véritable culture qualité autour des 7 piliers « Vis l’Âge ». Mon ambition est que la qualité soit pleinement intégrée aux pratiques quotidiennes, au service de l’amélioration continue et du projet associatif. Après 28 ans dans le secteur associatif, quelle est pour vous la mission prioritaire d’une DRH du secteur médico-social ? Ma mission est de « prendre soin de ceux qui soignent ». Dans un secteur où l’humain est au cœur de tout, mon rôle est de renforcer l’engagement des professionnels en agissant sur trois leviers : la montée en compétences via la formation, l’amélioration constante des conditions de travail et la garantie d’un cadre juridique sécurisant. Recruter est un défi, mais fidéliser par la bienveillance et la reconnaissance est notre véritable ambition. Avec un profil de juriste spécialisée en droit social, comment alliez-vous la rigueur de la règle et la réalité du terrain ? La règle ne doit jamais être déconnectée de la réalité opérationnelle. J’ai une approche pédagogique : j’explique le « pourquoi » de la loi et ses conséquences, tout en cherchant des solutions concrètes pour les établissements. C’est pour cela que je me déplace régulièrement sur site : pour écouter, comprendre les organisations et m’assurer que le droit reste un outil au service du projet social, et non un frein. Quel message fort portez-vous auprès des équipes de Chemins d’Espérance ? Je veux leur dire qu’elles exercent bien plus qu’un métier. Chacun est essentiel à la promotion et la défense de la dignité des résidents. Malgré des contextes parfois contraignants, leur engagement a un sens profond. Le mien est d’améliorer leur quotidien dans un esprit de confiance et de dialogue, pour que chacun puisse s’épanouir et développer ses aspirations.

18 • RAPPORT ANNUEL 2025 | CHEMINS D’ESPÉRANCE LES AXES STRATÉGIQUES DU SIÈGE Les missions stratégiques du siège Au cœur de Paris, notre siège social rassemble une trentaine de professionnels dont le rôle est d’être aux côtés de nos établissements au quotidien. Notre philosophie ? Une organisation « glocale » avec un cadre sécurisé et adapté à l’échelle du groupe, tout en préservant l’autonomie et la singularité de chaque directeur sur son territoire. 1 Structurer, sécuriser et piloter l’activité Cette mission est le socle de notre structure. Elle repose sur un pilotage rigoureux et une protection institutionnelle et, notamment, de nos résidents. Pilotage institutionnel et juridique • Expertise juridique : Le siège assure un accompagnement de la gouvernance au sein d’un environnement de plus en plus normé, garantissant ainsi une protection juridique optimale de l’ensemble de ses activités et de ses dirigeants. • Dialogue avec les autorités : Un travail de négociation et un suivi constant des CPOM (Contrats Pluriannuels d’Objectifs et de Moyens) sont menés avec les autorités de tutelle, telles que l’ARS et les Conseils Départementaux, afin de sécuriser durablement le cadre d’exercice et les financements des établissements. • Gestion financière et stratégique : La direction veille à la sécurisation des budgets et à l’optimisation du mixage entre financements publics et privés, tout en assurant une maîtrise fine des risques et un pilotage précis de l’économie globale. Cadre réglementaire et qualité : les leviers stratégiques Pour assurer la cohérence et la fiabilité de son action, l’association développe différentes actions : • Harmonisation des pratiques : Chemins d’Espérance travaille à la standardisation des protocoles de soins sur l’ensemble de ses sites afin de garantir à chaque résident une prise en charge sûre et identique, quel que soit l’établissement. • Évaluations HAS : Le siège assure le pilotage stratégique et la préparation rigoureuse des établissements aux échéances de la Haute Autorité de Santé, veillant ainsi au maintien des standards de qualité réglementaires. • Enquêtes de satisfaction : Une mesure régulière de la qualité perçue par les résidents et leurs familles est organisée pour identifier les axes de progrès et nourrir une démarche d’amélioration continue comme cela sera développé ultérieurement (cf p.31). • Concept « Vis l’Âge » : L’association souhaite déployer à plus grande échelle ce concept fort dont l’objectif est de placer le projet de vie et les envies du résident au cœur même de la démarche de soin. Opérations et qualité Ce service veille à la mise en œuvre des orientations nationales et à la sécurité des pratiques. Son rôle est de traduire les cadres réglementaires en outils concrets pour assurer aux résidents un accompagnement fiable et aux salariés un soutien technique structurant. Deux sujets principaux ont rythmé 2025 : • Déploiement de Net – Intendance : L’association a généralisé l’usage de cet outil pour permettre une surveillance automa-

CHEMINS D’ESPÉRANCE | RAPPORT ANNUEL 2025 • 19 tisée des températures des plats et des réfrigérateurs, incluant un système d’alerte en cas de non-respect des seuils. Par ailleurs, les agents utilisent désormais des terminaux mobiles pour signaler directement les pannes et assurer le suivi de la maintenance. • Fiabilisation du Taux d’Occupation (TO) : Un rappel des bonnes pratiques a été effectué pour souligner qu’une gestion rigoureuse des contrats de séjour, depuis la pré-admission jusqu’à la libération de la chambre, est indispensable. Ce processus permet de garantir l’exactitude de la facturation et la fiabilité du taux d’occupation réel de chaque établissement. Systèmes d’Information (SI) Notre DSI (Direction des Systèmes d’Information) est bien plus qu’un service technique ; elle est garante de la continuité de nos services et de la protection de nos données. En 2025, l’accent a été mis sur la gestion des risques et la mise en conformité réglementaire : • Ségur du Numérique / SI-Résident : L’année 2025 concrétise la plus importante transformation digitale de l’association. Engagé dès 2023 avec Monsieur Vincent via l’appel à projets Ségur du Numérique, ce chantier a bénéficié d’un financement de 1M€. Après un appel d’offres rigoureux, la solution NetsSoins & NetFactu (ORISHA) a été déployée avec succès dans les 45 établissements. Cette réussite collective (Qualité, Opérations, Finances, DSI) offre des gains majeurs en ergonomie, performance et stabilité. L’usage des tablettes garantit mobilité et traçabilité des soins, complété par les modules DMP, MSS, INS et les liaisons laboratoires/pharmacie. • La cybersécurité, un devoir de protection : Le secteur médico-social traite des données de santé hautement sensibles. La sécurisation est abordée sous trois angles : La continuité des soins : Le renforcement de la surveillance garantit l’intégrité et la disponibilité des dossiers médicaux pour éviter toute paralysie de l’établissement. La conformité NIS2 : L’association a anticipé les exigences de la directive européenne, instaurant une gouvernance rigoureuse pour répondre aux obligations légales et éviter des sanctions financières. La préservation de la confiance : La protection contre les fuites est essentielle pour maintenir le lien avec les familles, les résidents et les autorités. • Un choix de gestion responsable : Dans un contexte budgétaire contraint, l’investissement informatique est un levier majeur. Chaque euro investi protège les ressources futures en évitant les coûts majeurs d’une attaque (rançon, remise en conformité) et en permettant une meilleure maîtrise des coûts opérationnels au profit du soin.

2 Accompagner, soutenir et valoriser les équipes Le siège met son expertise technique au service des directeurs pour les aider à naviguer dans la complexité du secteur. Ressources Humaines L’année 2025 marque une étape clé pour Chemins d’Espérance : celle de la consolidation de certains fondamentaux et du lancement de chantiers innovants afin de soutenir les équipes et préparer l’avenir : • Ingénierie de formation : Organisation des journées métiers pour les chefs cuisiniers (janvier 2026), les cadres de santé et cadres hôteliers (mars 2026) et élaboration du parcours d’intégration des cadres avec le futur centre de formation. • Digitalisation et outils : Lancement du déploiement de Talentsoft (entretiens professionnels) et refonte des supports RH (fiches de poste, annonces). Un projet d’infographies et de notes RH est prévu sur 2026. • Conformité et audit : Finalisation de la procédure de recrutement et lancement des audits RH pour les futurs mandats de gestion. • Attractivité et organisation : Mise en place de la prime spécifique IDE, réflexion sur la marque employeur (télétravail, forums, réseaux sociaux) et engagement de la réorganisation du service avec l’internalisation des correspondants RH de certains établissements pour une meilleure conformité. Immobilier et patrimoine • Maîtrise d’ouvrage : Pilotage des gros travaux, gestion de la SCI JOB 12 12 et entretien durable des sites. • Énergie : Négociation des contrats d’énergie et optimisation de la consommation. 3 Développer, transformer et faire rayonner l’identité Nous ne gérons pas seulement l’existant, nous préparons l’avenir pour répondre aux nouveaux besoins de la société. Développement et diversification Fidèle à ses racines congréganistes, Chemins d’Espérance accompagne la transmission des établissements issus des ordres religieux. Face aux mutations du grand âge, nous réinventons notre modèle : adaptation aux nouveaux modes de vie, développement de parcours résidentiels accessibles à tous, et ouverture à d’autres formes de vulnérabilité (lutte contre l’exclusion, handicap, petite enfance). LES AXES STRATÉGIQUES DU SIÈGE EHPAD Notre-Dame de Bon Repos

CHEMINS D’ESPÉRANCE | RAPPORT ANNUEL 2025 • 21 • Réinventer le modèle d’accompagnement : Le secteur du grand âge vit des mutations profondes (vieillissement des baby-boomers, nouvelles attentes de vie, crise de confiance envers le lucratif). Pour y répondre, Chemins d’Espérance fait évoluer son offre : Adaptation sociétale : Proposer des solutions qui respectent le choix de vie de chacun, à domicile comme en institution. Parcours résidentiel : Développer de nouvelles formes d’hébergement et de services, accessibles à tous, quels que soient les revenus ou l’état de santé. S’ouvrir à de nouvelles vulnérabilités : Si l’expertise de l’association est historiquement liée aux aînés, sa vocation est d’accompagner la vulnérabilité sous toutes ses formes. Cette stratégie de diversification tend à élargir les actions vers de nouveaux champs sociaux et médico-sociaux : la lutte contre les exclusions vers les publics les plus précaires, l’accompagnement du handicap avec l’avancée en âge, et le soutien à la petite enfance au service de nos professionnels. Cette ouverture permet de construire une véritable logique de parcours, plaçant l’humain au centre de chaque étape de la vie. • Concrétiser les transformations : Fidèle à son ancrage congréganiste et diocésain, l’association a poursuivi une expansion responsable. Après les intégrations de 20242025, Chemins d’Espérance a consolidé son rôle de partenaire structurant via de futurs mandats de gestion, l’étude de nouvelles maisons mais aussi de projets novateurs. • Restructuration de sites historiques : Malgré un contexte politique et budgétaire instable, l’année passée a permis des avancées majeures pour adapter les établissements aux besoins de demain. Une vision concertée pour nos sites historiques : Cette nouvelle année de concertation avec les élus locaux et les autorités de contrôle a permis des avancées notables pour les maisons d’Issoudun, le Bon Pasteur, Sainte-Geneviève, Notre-Dame de Bon Repos. Un nouveau cadre de vie à Canto Maï : L’établissement a franchi une étape décisive dans son projet de modernisation. L’année 2025 a été consacrée à la finalisation des plans techniques et s’est clôturée par l’obtention du permis de construire en décembre. • Les projets de diversification : Les activités ont également connu de réelles avancées, avec de solides jalons posés en 2025 : L’Académie des Essentiels du Médico-Social (ACEMS) : Elle s’est affirmée en 2025 comme un des leviers stratégiques. L’objectif à l’horizon 2030 est d’en faire un organisme de formation certifiant et autonome, véritable référence pour l’ensemble du secteur. Résidence autonomie du Fort de Buc : Désigné futur gestionnaire par le Conseil Départemental des Yvelines, Chemins d’Espérance prévoit l’ouverture de 80 logements dans ce nouvel écoquartier à l’horizon 2028. Petite enfance : Des projets de micro-crèches sont à l’étude à Madeleine Delbrêl et Canto Maï. Les premières concertations locales ont été lancées pour définir le projet social. 4 S’ouvrir au monde et faire vivre la solidarité Nos valeurs guident notre transformation pour concilier innovation sociale et fidélité à notre histoire. Animation, communication et solidarité • Fédérer pour innover : Des initiatives solidaires ont été menées avec des associations telles que les Bureaux du cœur (mise à disposition de locaux), La Balade des Lucioles (cuisine et maraudes nocturnes) et Les Suricates (collecte de dons). • Innovation et transformation : Chemins d’Espérance a ainsi amorcé des transformations profondes en 2025, dont le déploiement d’un référentiel en soins palliatifs, l’internalisation de la restauration, et la réflexion autour de l’intégration de l’IA, qui seront détaillées dans la suite de ce rapport. À travers ces quatre axes, le siège de Chemins d’Espérance réaffirme son rôle de partenaire stratégique, alliant rigueur et innovation pour offrir à nos établissements un cadre stable et inspirant, entièrement dédié aux plus fragiles. LES AXES STRATÉGIQUES DU SIÈGE Lire l’article « Fédérer pour innover, la solidarité en mouvement »

22 • RAPPORT ANNUEL 2025 | CHEMINS D’ESPÉRANCE RÉTROSPECTIVE 2025 Rétrospective 2025 L’engagement au cœur de l’action L’année 2025 a marqué un tournant majeur pour Chemins d’Espérance, portée par un développement territorial important et une dynamique forte de projets. Dans ce contexte de croissance, l’élaboration du dossier de frais de siège a constitué une opportunité pour approfondir la réflexion sur l’accompagnement des établissements. Ce travail a permis de voir de quelle manière l’association s’est adaptée aux enjeux du secteur pour maintenir son niveau de prestations, et a veillé à répondre avec justesse aux besoins et aux réalités du terrain. Le déploiement opérationnel de cette année illustre ainsi la volonté de transposer les valeurs associatives en actions concrètes pour les résidents. Entre l’ouverture de lieux de vie innovants et l’accueil de nouveaux mandats de gestion, l’ambition reste la même : placer la dignité, l’humanité et la proximité au cœur de chaque projet. De la transformation des métiers de la restauration à la consolidation de l’expertise en soins palliatifs, chaque avancée résulte d’une recherche d’innovation au service du « bien vieillir ». Ce récit de l’année 2025 retrace les temps forts d’un parcours où l’expertise technique s’est mise au service de l’humain. Un ancrage territorial au plus proche des besoins En 2025, Chemins d’Espérance a poursuivi son développement avec une ambition constante : placer la dignité, l’humanité et la proximité au centre de chaque nouveau projet, qu’il s’agisse d’ouvertures de lieux de vie ou de nouveaux mandats de gestion. Auvergne-Rhône-Alpes : Un pôle de référence dans le Puy-de-Dôme En consolidant son ancrage départemental, l’association crée une véritable synergie territoriale. • Maison Saint-Jean Baptiste (Loubeyrat) : Depuis début 2025, cette maison de 68 places apporte au réseau une âme singulière. Ici, l’attention portée par la direction et ses équipes aux résidents et l’ancrage territorial fort se rejoignent pour offrir un cadre serein et apaisé. • Maison Saint-Joseph (Lezoux) : Durant 2025, la maison Saint-Joseph et Chemins d’Espérance ont préparé un rapprochement pour être effectif le 1er janvier 2026. Avec ses 88 places, elle renforce l’offre locale grâce à des dispositifs dédiés pour les personnes atteintes de troubles neurodégénératifs, notamment son PASA (Pôle d’Activités et de Soins Adaptés) et son unité MAMA (Maladie d’Alzheimer et Maladies apparentées), pour un accompagnement sur-mesure. Île-de-France : Réinventer le parcours de vie Entre reconstructions et projets d’avenir, l’offre francilienne se métamorphose pour répondre aux nouveaux visages du grand âge. • Vélizy-Villacoublay (78) – L’EHPAD Madeleine Delbrêl : Cela a été l’un des moments forts de l’automne 2025. Le 27 octobre, les résidents de l’ancien Fort Manoir ont pris possession de leur nouveau cadre de vie. Cet établissement de 92 places, entièrement habilité à l’aide sociale, privilégie la clarté et l’ouverture. Doté de deux unités de vie protégées et d’un PASA, Madeleine Delbrêl dépasse la simple fonction de bâtiment : c’est un projet conçu pour être un acteur vivant et pleinement intégré au cœur de sa ville. • Nogent-sur-Marne (94) – Maison Africa Intégrée en 2025 après deux années de mandat de gestion, cette maison de 82 places cultive une identité spirituelle forte. Pour toujours mieux s’adapter aux besoins des résidents, l’établissement franchit une nouvelle étape avec la création programmée d’une unité de vie protégée, renforçant ainsi la sécurité et le confort de chacun.

CHEMINS D’ESPÉRANCE | RAPPORT ANNUEL 2025 • 23 RÉTROSPECTIVE 2025 • Buc (78) – Résidence Autonomie du Fort de Buc : Regarder vers demain, c’est aussi oser l’innovation. L‘agrément reçu fin 2025, pour une ouverture en 2028, porte sur la création de 80 logements. Il incarne notre vision du « parcours senior ». Véritable habitat intermédiaire, cette résidence offrira une solution sécurisée et conviviale pour préserver la complète autonomie le plus longtemps possible. Paris : Un mandat de confiance pour la Compagnie de Jésus L’année 2025 a été consacrée à la construction d’un partenariat solide avec la Compagnie de Jésus pour l’étude de la reprise de la maison Soins et Repos à Paris. Cet établissement de 25 lits, créé en 2012, occupe une place essentielle : il offre aux pères et frères jésuites, ainsi qu’à leurs proches, un cadre de vie médicalisé respectueux de leur identité communautaire et spirituelle. Face à l’isolement de la structure, la Compagnie de Jésus a sollicité l’expertise de Chemins d’Espérance dès février 2025. Tout au long de l’année, un audit approfondi a été mené pour évaluer précisément la situation et les besoins de l’établissement. Ce travail de proximité a permis de valider un mandat de gestion de deux ans, effectif au 1er janvier 2026. Cette collaboration sécurise désormais le quotidien des résidents et soutient les communautés actives en confiant le soin à un partenaire partageant les mêmes valeurs. Marne : Soutenir l’Association Jean XXIII L’année 2025 a marqué une étape décisive dans le rapprochement avec l’Association de Gestion Jean XXIII, qui gère la Résidence Nicolas Roland à Reims et la Résidence Monseigneur Bardonne à Châlons-en-Champagne. Fidèles à l’héritage des diocèses de la Marne, ces deux établissements offrent aux prêtres âgés et aux laïcs un cadre de vie fraternel, conforme à leurs convictions. Face à des défis financiers majeurs, l’appui de Chemins d’Espérance a été sollicité dès avril 2024. Après une phase d’audit « 360° » lancée fin 2024, l’année 2025 a permis de consolider la volonté politique des partenaires et définir un projet commun. Des solutions solidaires face aux fragilités L’association a imaginé des solutions pour que la dépendance ne soit plus synonyme de rupture : • Hébergement temporaire en sortie d’hospitalisation d’urgence : À Notre-Dame des Vignes à Albertville, une place d’hébergement temporaire est désormais spécifiquement fléchée pour les retours d’urgences hospitalières. Une équipe pluridisciplinaire (ergothérapeute, psychologue, médecins) sécurise ce passage fragile entre l’hôpital et le domicile. • En partenariat avec l’association Intercongrégation Notre-Dame du Port, un travail est mené à Loubeyrat sur un habitat inclusif permettant d’accueillir des parents âgés à la maison aux côtés de leur enfant adulte en situation de handicap. Un dispositif unique pour éviter la séparation des familles au moment de la dépendance.

24 • RAPPORT ANNUEL 2025 | CHEMINS D’ESPÉRANCE RÉTROSPECTIVE 2025 L’excellence des métiers : former, soigner, nourrir ACEMS : Poser les fondations d’une académie au service du terrain L’année 2025 restera celle de la naissance opérationnelle de l’Académie des Essentiels du Médico-Social (ACEMS). Sous l’impulsion de Chemins d’Espérance, ce projet ambitieux a franchi ses premières étapes structurantes avec le recrutement d’une direction dédiée en février dernier. • Une ingénierie au service du concret : Loin d’être une simple structure administrative, l’ACEMS a immédiatement investi le champ de la pédagogie. L’année a été consacrée à une analyse fine des besoins des établissements pour construire des parcours structurés plutôt que des formations isolées. Les thématiques prioritaires ont été identifiées : bientraitance, soins palliatifs (pilier de notre concept « Vis l’Âge ») et gestion des troubles cognitifs. • Des premiers impacts mesurables : Avant même son lancement officiel à grande échelle, la dynamique a pris corps sur le terrain : Plus de 60 professionnels ont déjà bénéficié d’actions de formation. Relance des Journées Métiers : Des temps forts pour les chefs de cuisine, médecins coordonnateurs et cadres hôteliers, essentiels pour harmoniser les pratiques et valoriser l’expertise interne. Ce premier chapitre se clôt sur une réussite : l’adhésion massive des équipes à un outil de formation qui leur ressemble. Soins palliatifs : « Accompagner la vie jusqu’au bout » Fidèle à ses racines chrétiennes, Chemins d’Espérance place l’accompagnement de la fin de vie au cœur de son identité. Ce 7e pilier du concept « Vis l’Age » est devenu, dès 2018, un projet national prioritaire pour structurer une culture commune. Un héritage solide : Grâce au soutien déterminant de la Fondation Notre Dame, l’association a consolidé ses fondamentaux entre 2018 et 2023 : • Nomination de référents soins palliatifs dans chaque établissement. • Création de capsules de formation et de supports d’information. • Mise en place d’outils dédiés au recueil des souhaits de fin de vie des résidents. Nos engagements au quotidien : Dans chaque maison, l’association garantit une approche humaniste de la fin de vie : • Une éthique forte : Développement de soins de confort de haute qualité, excluant tout recours aux techniques d’aide à mourir. • Le soutien aux proches : Un accompagnement psychologique (pendant et après le deuil) et des rituels de mémoire, comme la célébration In memoriam à la Toussaint ou des initiatives locales (création de fleurs en papier symbolisant les défunts à la maison La Chaume). • Une culture du respect : Des gestes symboliques forts, tels que la haie d’honneur lors du départ d’un résident, pour honorer sa vie et sa place dans la communauté. Chemins d’Espérance détient d’autres structures juridiques. Toutes ne sont pas pourvues de personnel. Organigramme juridique ASSOCIATION CHEMINS D’ESPÉRANCE AGSI SCI JOB 12 12 Fonds de Dotation Chemin d’Espérance Académie des Essentiels du Médico-Social Détient à 50% Détient à 98,8% Détient à 100% Détient à 1,8% Détient à 1,2% Détient à 98,2%

CHEMINS D’ESPÉRANCE | RAPPORT ANNUEL 2025 • 25 2025 : Une année charnière : L’année 2025 marque une accélération majeure avec le lancement d’une action pilote en partenariat avec l’Institut Jeanne Garnier. Ce programme concerne quatre EHPAD du réseau et permet de tester des formations approfondies et des processus d’accompagnement innovants. Cette phase expérimentale sert de socle au déploiement global prévu pour les années à venir, garantissant que chaque équipe dispose des compétences nécessaires pour offrir une présence et une écoute bienveillantes. Restauration : « Devenir artisans plutôt qu’assembleurs » : Face à la multiplicité des contrats et à la perte de contrôle sur la qualité des assiettes, Chemins d’Espérance a opéré un tournant stratégique majeur. L’objectif : redevenir maître de sa restauration pour garantir solidarité et plaisir du partage. Une vision partagée : Un travail approfondi avec les directions d’établissements a permis de rédiger un cahier des charges rigoureux. L’association a sélectionné ses partenaires selon des critères précis pour transformer durablement nos cuisines : • Sourcing et qualité : Priorité absolue aux circuits courts et aux produits labellisés (Bio, Label Rouge, AOP). L’objectif était de garantir la provenance des denrées tout en soutenant l’agriculture locale. • Lutte contre le gaspillage : Mise en place de protocoles pour adapter les quantités aux profils réels des résidents et améliorer la présentation des plats, réduisant ainsi les restes d’assiettes. • De l’assembleur à l’artisan : Chaque chef de cuisine a retrouvé sa liberté de création. Dans un cadre nutritionnel strict, ils peuvent désormais cuisiner des produits bruts plutôt que de réchauffer des préparations industrielles. • Contrôle et transparence : La Direction Générale dispose désormais de marqueurs communs pour comparer et auditer les prestations entre les différentes maisons, garantissant une équité de service pour tous les résidents. Le choix de partenaires engagés : Le comité de pilotage a retenu la société Sogeres pour sa capacité à offrir des solutions innovantes et durables, facilitant la transition vers l’internalisation. Parallèlement, Medirest poursuit son engagement de qualité sur les sites de Grenelle et de l’Enclos Rey (restaurant le « Saint-Raymond »). 2025 : La phase de déploiement et d’intégration Entré en vigueur le 10 mars 2025, le nouveau marché a permis de stabiliser ce modèle. Les équipes de cuisine ont été intégrées comme salariés de Chemins d’Espérance, soit près de 70 nouveaux collaborateurs, marquant le début de leur acculturation à notre projet associatif. Le reste de l’année a été consacré au suivi qualitatif rigoureux et à l’harmonisation des pratiques d’hygiène et de sécurité alimentaire. Photo extraite de l’exposition dédiée aux mains des résidents aux Vaysses

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